Essai Lensbaby 2/5 : les montures Muse, Composer et Control Freaktest lensbaby 2

Rentrons dans le vif du sujet avec cet découverte des différentes montures LENSBABY.

Chaque monture est proposée accompagnée d’un petit sac de protection, d’une optique (« double glass optic » ou « plastic optic »), d’un jeu de diaphragmes interchangeables, de bouchons avant et arrière d’objectif et d’un court mais suffisant mode d’emploi. Elles ressemblent un peu à des jouets pour grands enfants, et donnent à votre reflex un aspect ludique peu habituel. La base est en aluminium, se visse parfaitement sur l’appareil. Les montures pèsent entre 100 et 200g.

MUSE :

Fourni avec la lentille Plastic Optic ou avec la Double Glass Optic, MUSE est étrange : pas de bague de mise au point mais à la place un soufflet. Pour faire le point, il faut comprimer plus ou moins le soufflet puis réussir a déclencher sans perdre son réglage. La prise en main est assez aléatoire et il vaut mieux tenir son appareil avec les deux mains. Lorsque on presse le soufflet, il est également possible de basculer légèrement l’objectif hors du plan du capteur pour créer un effet « tilt shift » (effet Scheimpflug pour les amateurs de technique) : il est possible d’ajuster la zone de netteté dans l’image. Par exemple, deux objets situés sur le même plan de netteté peuvent, pour l’un rester net alors que le deuxième sera flou. Le résultat est plus parlant en image.

Pour être franc, je me suis peu servi de cet objectif. Le manque de précision, la difficulté à faire le point, les résultats aléatoires (c’est le but me direz vous?) ne m’ont pas encouragé à le laisser sur mon appareil. A noter tout de même qu’il s’agit de la monture la moins chère de la gamme. Je me suis donc rapidement tourné vers COMPOSER à l’aspect plus efficace.

400 iso 1/250e Muse Single Glass Optic

200 iso 1/4000s Muse Soft Focus

200 iso 1/4000s Muse Soft Focus

COMPOSER :

COMPOSER est vendu équipé d’une lentille Double Glass Optic. Ici point de soufflet, une tête mobile, une bague de mise au point, une autre de serrage. Un vrai objectif à bascule pour une fraction du prix des pros. Le résultat est il à la hauteur ?

La prise en main est très simple : on règle la mise au point avec la bague, puis on joue avec l’effet de bascule, un petite retouche de la netteté et on peut déclencher. La bague de vissage permet de bloquer la bascule dans une position précise, ce qui évite ainsi de bouger l’axe de l’objectif malencontreusement. Les optiques testées l’ont été pour la plupart sur cette monture qui m’a séduite. COMPOSER est un outil amusant pour créer des photos originales, à un prix assez raisonnable. Il ne remplacera jamais un objectif à bascule et décentrement mais offre la possibilité d’ajouter cet effet à la palette du photographe pour des résultats intéressants.

3200 iso 1/100s Composer Pinhole

3200 iso 1/2s Composer Soft Focus

200 iso 1/800s Composer Soft Focus

100 iso 1/800s Composer Soft Focus Macro

CONTROL FREAK :

CONTROL FREAK est vendu équipé d’une Double Glass Optic . Si il reprend le principe de soufflet du MUSE, il offre cette fois un contrôle précis du réglage souhaité au travers trois dispositifs. Le premier permet de verrouiller la position désirée (petit bouton sur la couronne), le second de réajuster la mise au point ou l’effet de bascule (les trois tiges permettent par vissage de procéder à des micro ajustements), le troisième est une plus classique bague de mise au point. On peut ensuite tout remettre en position d’origine par une simple pression des billes qui dépassent sur le coté .

Le contrôle de la mise au point est ultra précis, quoique très long. On est vite cantonné à des prises de vues de sujets statiques ou des clichés macro. S’il n’était l’objectif le plus cher, Control Freak serait de loin le produit Lensbaby le plus intéressant à utiliser de manière plus approfondie. Les résultats pour le contrôle de la zone de netteté sont bien au dessus de ceux obtenus avec les autres montures.

200 iso 1/80s Control Freak Double Glass Optic Macro

200 iso 1/320s Control Freak Double Glass Optic Macro

1600 iso 1/1000e Control Freak Double Glass Optic Macro

Nous verrons demain l’ensemble des optiques disponibles dans la gamme LENSBABY

Tous droits réservés Alexis PAOLI – www.alexispaoli.com

Essai LENSBABY 1/5 : ou comment transformer votre reflex en jouet pour grand enfanttest lensbaby 1

De nombreux magazines photos ont récemment parlé des objectifs LENSBABY mais trop peu de marchands proposaient ces produits sur le marché français. J’avais très envie d’essayer ces objectifs permettant de réaliser des effets créatifs intéressants. GEEKTREND m’a proposé de tester la quasi totalité de la gamme LENSBABY, je m’attelle donc à cet essai avec plaisir et curiosité, l’ensemble du test se déroulera tout au long de la semaine.

Généralités :

Il existe trois types de produits LENSBABY (sans compter les housses, étuis et pièces de rechange) :

–        les montures (ici en monture CANON mais d’autres existent pour NIKON, SONY, PENTAX et OLYMPUS 4/3)

–        les optiques (simple, double, en plastique ou en verre, fish eye…)

–        les accessoires se vissant sur les optiques (bonnettes macro, grand angle, télé)

Les montures offrent des possibilités de mises au point originales (soufflets) ou de bascule, la partie optique étant indépendante.

Je rentrerai demain dans la suite du test, en commençant par la présentation des montures MUSE, COMPOSER et CONTROL FREAK.

200 iso 1/250e Composer Soft Focus Macro

3200 iso 1/40s Composer Pinhole

200 iso 1/250s Muse Soft Focus

100 iso 1/125s Composer Double Glass Optic

tous droits réservés Alexis PAOLI – www.alexispaoli.com

Rentrée et nouveau design pour SteakhachaiRentrée et nouveau design pour Steakhachai

Steakhachai, c’est quoi?

C’est un blog sur la photographie.

En savoir plus:

Et sinon, pourquoi steakhachai?

Je ne sais plus, c’est un délire qui date de la prépa, mais je ne sais plus pourquoi!
Et pourquoi tu écris steakhachai et non pas steakhaché ou steackhaché comme tout le monde?

Parce que c’était déjà pris. J’ai donc choisi steakhachai, et depuis ce jour, c’est resté…
D’où vient ta passion pour la photo?

Et bien en fait, j’y suis un peu arrivé par hasard… J’ai commencé par la video, au sein du club video TVn7 de mon école d’ingénieur, où j’ai appris plein de choses avec du matériel pas trop mauvais. C’est au sein de ce club que j’ai commencé à aimer faire de belles images. Avec ma première paye(ridicule) de stagiaire, j’ai pu me payer un compact numérique, le Canon Powershot A620, entièrement debrayable, avec lequel j’ai pu apprendre les bases de la photo.
Ce que j’ai constaté tout de suite, c’était qu’il était beaucoup plus difficile de produire de belles images en photo qu’en video: s’il est possible de tricher en video avec du montage, des mouvements de caméras, changement de focus, etc…, une photo reste… fixe! Une personne regardant une photo aura tout le temps pour voir chaque détail, chaque imperfection de la photo.
Puis, je suis passé au reflex avec un Canon EOS 400D.

Je souhaite maintenant partager ma passion sur la photo à travers ce blog, en vous faisant profiter de ce que j’ai pu apprendre sur les techniques de la photo, et en parlant de sujets que vous appréciez!

Vous aimez? Alors, n’hésitez pas à vous abonner au flux RSS

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Et bien en fait, j’y suis un peu arrivé par hasard… J’ai commencé par la video, au sein du club video TVn7 de mon école d’ingénieur, où j’ai appris plein de choses avec du matériel pas trop mauvais. C’est au sein de ce club que j’ai commencé à aimer faire de belles images. Avec ma première paye(ridicule) de stagiaire, j’ai pu me payer un compact numérique, le Canon Powershot A620, entièrement debrayable, avec lequel j’ai pu apprendre les bases de la photo.
Ce que j’ai constaté tout de suite, c’était qu’il était beaucoup plus difficile de produire de belles images en photo qu’en video: s’il est possible de tricher en video avec du montage, des mouvements de caméras, changement de focus, etc…, une photo reste… fixe! Une personne regardant une photo aura tout le temps pour voir chaque détail, chaque imperfection de la photo.
Puis, je suis passé au reflex avec un Canon EOS 400D.

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[Test] Tamron SP AF 70-200/2.8 – Un amour de caillou

Geek-Trend m’a confié un objectif, le Tamron SP AF 70-200/2.8, un vrai téléobjectif professionnel.

Je me suis donc efforcé pendant 3 semaines de n’utiliser que lui, pour vraiment voir ce qu’il avait dans le ventre. Je devais m’en servir pour shooter du surf, mais pas de vagues / alertes méduses, donc j’ai fait de la pub commerciale, du nu et des tests macro

La prise en main

Livré dans un étui rembourré, avec un pare soleil verrouillable en quart de tour et un support pour pied amovible même avec l’objectif sur le boitier, rien à dire, parfait.

Les bagues sont très confortables, et le débrayage de l’autofocus se fait naturellement en poussant ou tirant sans vraiment bouger ses doigts de la bague de mise au point. Il a le même poids que les autres objectifs équivalents, 1.1 kg, donc très supportable pour un photographe avec un poignet musclé. Seul truc, l’objectif est beaucoup plus lourd que mon D200, donc faire attention en posant l’ensemble.

Utilisation

Macro

J’ai vraiment adoré bosser avec ce caillou, il est très souple d’emploi, une fois la gamme de focales mémorisée. Mise au point à 95 cm, possibilité de zoomer pour en faire un objectif macro pour des insectes ou les coutures d’un sac

Lac de Christus

Grain

Oui cet objectif donne un grain très agréable, même sur des Iso basses, d’où un velouté argentique sans rien faire. Appréciable pour moi qui ne fait que développer mes RAW sur Lightroom, sans plus jamais ouvrir Photoshop.

Bokeh

Un joli bokeh, surtout pour un objectif si abordable et si versatile

En résumé l’investissement parfait pour un amateur éclairé ou un pro qui bosse beaucoup plus souvent en extérieur qu’en studio et ne peut donc raisonnablement pas se trimballer avec les objectifs Micro-Nikkor, l’équivalent à celui ci dépassant allégrement les 2000 €. Pas vu de défaut, ni de léger problème agaçant, tout est parfait à mon goût.

La totalité des photos que je pense intéressantes pour juger de l’objectif

Bruno Raymond