[Test] Tamron SP 60/2 + Flash annulaire Sigma EM-140 : Les Experts du portrait

Une nouvelle envie de tester, cette fois-ci je voulais voir ce que donnait un flash annulaire pour du portrait. Un coup de fil chezGeek-Trend qui me propose de tester le Sigma avec en plus un nouveau caillou de chez Tamron, un objectif macro de 60. Rapide calcul dans ma cervelle de moineau, 60×1.5 ça donne 90, sachant que mon objectif favori pour bosser a toujours été le 85, je fonce…

Pas eu beaucoup d’occasions de le tester, mais un shoot pour un portrait de Noël pour une très jeune fille de 6 mois et un test avec une mannequin débutante de St Jean de Luz, Joana.

L’objectif :

Joli piqué, bagues confortables et MAP facile, comme toujours chez Tamron. Je suis de plus en plus séduit par leurs objectifs, je l’avoue. Le pare-soleil est resté dans la boite, je suis toujours faché avec cet accessoire.

Juste deux reproches à faire, un futile, un plus génant. Pour raler pour le principe, je déplore le manque d’étui de transport, pour un objectif à focale fixe c’est toujours appréciable pour éviter qu’il ne prenne la poussière entre deux séjours dans le sac photo. Plus pénible, un autofocus qui pédale en lumière tamisée, obligeant à éclairer la scène par un éclair de test ou faire la MAP manuellement (l’éclair n’est pas envisageable pour de la photo de bébé).

Le Flash :

Mise en place simplissime, une bague se visse sur le porte filtre (attention juste deux tailles fournies par défaut) sur laquelle on clipse le flash, en placant le boitier de controle (piles non fournies) sur la griffe du flash. Il est fourni avec une sacoche de rangement vu que son format l’empêche évidemment de loger dans un sac photo compact.

Le manuel est clair (étonnant, non?) et permet de jouer avec les options avancées du flash en moins de 5 minutes. On peut donc débrayer une des deux lampes pour un éclairage « relief » ou baisser la puissance globale très facilement (au final j’ai tout fait avec un flash baissé à -0.7 en surexposant un poil +0.3).

Le pack :

Idéal pour bosser au flash de manière utilitaire, la combinaison permet de faire du portrait bien éclairé sans se prendre la tête, en se concentrant sur son cadre, la direction du modèle et les gouzis gouzis à faire au bébé. Je pense que c’est un bon compromis pour bosser en extérieur rapidement sans se battre avec un cobra beaucoup plus difficile à domestiquer ou un réflecteur qui demande un assistant.

Bruno Raymond

[Test] Tamron SP 17-50/2.8 : parfait pour les amateurs et pour voyager léger

Cett fois-ci, remontant à Paris pour 4 jours, j’ai pris le partie d’aller voir chez Geek-Trend ce qu’ils auraient pour correspondre à mes besoins, en testant un objectif récemment arrivé, ce fut le Tamron SP 17-50mm F2.8 XR Di II VC. J’aime les challenges stupides, je suis donc arrivé avec juste mon boitier et un 50, me forçant donc à faire tous les shoots prévus avec le Tamron, comme un amateur n’ayant investi que dans un seul caillou ou ayant un tout petit sac photo.

Déjà, les bagues sont équivalentes aux objectifs Tamron pro, donc très agréables, et l’objectif est léger. Donc parfait quand comme moi on vit avec son sac greffé à l’épaule quand on bosse (faut que je prenne un sherpa/assistant un de ces jours, je fais la fortune de mon osthéo).

Premier test, le plus dur, photo de spectacle, de nuit, dans une salle inconnue… Pas très content du résultat, mais beaucoup de paramètres délicats à estimer, ne connaissant pas la salle et l’emplacement des lumières, le résultat est détaillé ici. Le caillou réagit vite, même si je préfère rester en manuel pour essayer de mieux suivre les lumières (mon D200 devient un peu vieux quand les éclairages bougent trop vite).

Deuxième test, deux jolies comédiennes en balade dans Paris, avec contrejours, lumières d’hiver et joli décor, un grand classique. Si le fait d’avoir un grand angle est très pratique pour les duos, le manque de piqué du caillou (tout à fait normal vu la gamme et le poids) m’ont fait passer des portraits très réussis (à mon avis) en portraits corrects.

Puis un strip burlesque Galerie Vivienne, et une http://brunoraymond.com/blogs/?p=107 avec une comédienne, où le grand angle montre sa force dans l’espace réduit de son appartement.

En résumé, ravi du test, le manque de piqué est handicapant si on bosse en JPEG, mais bon, Lightroom me permet d’en rajouter un peu artificiellement, donc un très bon choix pour un sac léger quand on veut faire un peu de tout en ville, à combiner avec un télé moyen pour avoir un sac polyvalent (genre celui-ci)

Bruno Raymond

[Test] Tamron SP AF 70-200/2.8 – Un amour de caillou

Geek-Trend m’a confié un objectif, le Tamron SP AF 70-200/2.8, un vrai téléobjectif professionnel.

Je me suis donc efforcé pendant 3 semaines de n’utiliser que lui, pour vraiment voir ce qu’il avait dans le ventre. Je devais m’en servir pour shooter du surf, mais pas de vagues / alertes méduses, donc j’ai fait de la pub commerciale, du nu et des tests macro

La prise en main

Livré dans un étui rembourré, avec un pare soleil verrouillable en quart de tour et un support pour pied amovible même avec l’objectif sur le boitier, rien à dire, parfait.

Les bagues sont très confortables, et le débrayage de l’autofocus se fait naturellement en poussant ou tirant sans vraiment bouger ses doigts de la bague de mise au point. Il a le même poids que les autres objectifs équivalents, 1.1 kg, donc très supportable pour un photographe avec un poignet musclé. Seul truc, l’objectif est beaucoup plus lourd que mon D200, donc faire attention en posant l’ensemble.

Utilisation

Macro

J’ai vraiment adoré bosser avec ce caillou, il est très souple d’emploi, une fois la gamme de focales mémorisée. Mise au point à 95 cm, possibilité de zoomer pour en faire un objectif macro pour des insectes ou les coutures d’un sac

Lac de Christus

Grain

Oui cet objectif donne un grain très agréable, même sur des Iso basses, d’où un velouté argentique sans rien faire. Appréciable pour moi qui ne fait que développer mes RAW sur Lightroom, sans plus jamais ouvrir Photoshop.

Bokeh

Un joli bokeh, surtout pour un objectif si abordable et si versatile

En résumé l’investissement parfait pour un amateur éclairé ou un pro qui bosse beaucoup plus souvent en extérieur qu’en studio et ne peut donc raisonnablement pas se trimballer avec les objectifs Micro-Nikkor, l’équivalent à celui ci dépassant allégrement les 2000 €. Pas vu de défaut, ni de léger problème agaçant, tout est parfait à mon goût.

La totalité des photos que je pense intéressantes pour juger de l’objectif

Bruno Raymond