Prise en main de l’objectif Canon EF 40 mm F2.8 STM, un délicieux pancake !

Prise en main de l’objectif Canon EF 40 mm F2.8 STM, un délicieux pancake !

Un objectif plat avec mise au point ultra silencieuse ? c’est ce que Canon propose avec ce 40 mm F2.8 que je me suis empressé de commander dès l’annonce de sa sortie. Monté sur mon 5D Mark III, il transforme presque ce gros reflex en bridge, du moins à l’aspect ce qui sera très utile en photo de rue pour rester un peu discret.

La focale de 40 mm en plein format est intéressante mais je me demande encore pourquoi Canon n’a pas sorti plutôt un 35 mm. Tant pis, je m’en contente.

La Défense

Assez rapidement je prend la mesure des qualités de cet objectif : il est très très discret (associé au mode silencieux de déclenchement du mark III) et sa petite taille permet de cadrer sans que le sujet ne remarque l’attention dont il fait l’objet. J’ai pu m’amuser dans le métro jusqu’à réaliser des portraits à moins d’un mètre du sujet.

un caillou très discret

L’ouverture à 2.8 est suffisante pour créer des jolis flous d’arrière plan mais j’aurai aimé pouvoir ouvrir jusqu’à 1.8 voire 1.4. Monsieur Canon, si vous me lisez…

La mise au point est précise et rapide, presque totalement silencieuse. La bague de mise au point manuelle est minuscule mais glisse souplement. Un petit problème à signaler, dans certains cas l’AF ne marche plus (cela m’est arrivé deux fois en 6 mois), il faut alors éteindre le boitier et détacher l’objectif avant de le remonter. Un bug mineur qui fera sans doute l’objet d’une correction prochaine mais qui est parfois très agaçant !

Pour conclure cette rapide prise en main : cet objectif si il n’est pas parfait offre un compromis qualité/discrétion excellent. Son prix est très raisonnable.  Il est d’ailleurs monté sur mon boitier pour toutes mes sorties “ballades” et je le recommande chaudement pour tous les amateurs de photos de rue.

Merci à Geek-Trend pour le prêt du matériel. Tous droits réservés pour toutes les photos de ce test. Alexis PAOLI 2013 – www.alexispaoli.com

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Retrouvez l’article sur Geek-Trend.com: Objectif pancake Canon EF 40mm F2.8 STM Ref 6310B005

 

 

Test express de l’objectif Canon 8-15 mm f4/L fisheye USM

Ne possédant pas de fisheye, la proposition de Geek-Trend de faire un essai express de l’objectif Canon 8-15 mm f4/L fisheye USM était tentante. Le temps est superbe, je passe au showroom, fixe l’objectif sur mon 5D mkII et pars en quête de photos à la Défense  pour ce petit essai.

L’objectif présente la finition habituelle de la gamme L, au top. La lentille dépasse du fut de l’objectif, un pare-soleil fourni peut néanmoins trouver sa place mais uniquement à 15 mm car il apparaît très vite dans le cadre. On ne peut donc fixer de filtre sur l’objectif.

Premiers clichés. A 8 mm, le champ couvert est extrême (180 °) mais au prix d’une image circulaire et fortement réduite par rapport au cadre plein format. A 15 mm l’image occupe la totalité du cadre.

15 mm 1/100s f11 100 iso

8 mm 1/100s f11 100 iso8 mm 1/100s f11 100 iso

J’ai vite l’impression qu’il faut lever le nez pour faire des photos intéressantes. Et quitte à avoir une déformation circulaire, autant jouer franco; je fais quelques images à 15mm, là plupart à 8mm et pas du tout entre les deux.

15 mm 1/160s f11 100 iso

détail à 100 % 15 mm 1/160s f11 100 iso

Au niveau technique, l’objectif est sans reproche. Le tarif étant très musclé, l’utilisateur de cette optique est forcément exigeant. J’avoue que la perte d’image sur mon grand capteur me gêne un peu mais on peut se consoler toutefois car le cercle d’image obtenu à 8 mm fait quand même près de 3500 pixels de rayon soit un confortable tirage 30×30 cm à 300 dpi.

15 mm 1/100s f11 100 iso

15 mm 1/100s f11 100 iso

8 mm 1/40s f9 1600 iso8 mm 1/40s f9 1600 iso

détail à 100 % 8 mm 1/40s f9 1600 iso

8 mm 1/6s f11 100 iso8 mm 1/6s f11 100 iso (on mesure bien la perte de cadre)

8mm 1/50s f11 200 iso

J’ai eu beau chercher, je ne me vois pas proposer des images de ce type à mes clients, ou alors trop rarement pour justifier un achat. Si vous voulez essayer des images amusantes avec un fish eye, des petits objectifs “ludiques” comme la gamme lensbaby permettent de le faire à bien moindre coût. Si par contre vous voulez vous offrir la rolls des fish eye, alors n’hésitez plus et précipitez vous sur cette optique exceptionnelle à tous points de vue.

Merci à Geek Trend pour le prêt du matériel.

A bientôt

Alexis PAOLI

www.alexispaoli.com – la galerie Flickr de mes photos prises avec le 8-15 mm est ici

Tous droits réservés pour toutes les photos de ce test.

Test de l’objectif Canon 17 mm TS-E f4

Parfois Noël arrive un peu plus tôt : Geek Trend m’appelle un matin pour me proposer le test d’une optique d’exception, le Canon 17 mm TS-E f4, je me précipite au showroom et repart avec un bijou, une optique mythique offrant des possibilités réservées normalement aux chambres photographiques grand format.

Comme toutes les optiques de la série L, l’objectif est entièrement en métal, la finition est au top malgré un sac de protection pitoyable (quand on voit ce que d’autres marques proposent déjà avec des optiques à 200 €). Pas de pare soleil non plus, mais la raison est la lentille frontale bombée qui dépasse du fut de l’objectif. Premier conseil, ne la découvrir que lors de la prise de vue, et reboucher immédiatement après. Les différentes parties mobiles sont fluides, la bague de mise au point glisse merveilleusement.

Des mollettes permettent de basculer ou décentrer l’objectif, des vis de serrage permettent de bloquer la bascule ou le décentrement à l’endroit voulu. Enfin, des petits ergots en métal permettent de faire tourner le fut de l’objectif sur 90° permettant ainsi de créer le mouvement de bascule ou de décentrement de manière horizontale, verticale ou en diagonale.

bagues de serrage et ergots pour faire pivoter le fut

Bascule et décentrement de l'objectif

Pour l’architecture, décentrement !

Outre sa couverture exceptionnelle (104°), cet objectif permet à l’aide de la molette de décentrement (+/- 12 mm) de prendre en photo des bâtiments sans avoir à basculer son appareil vers le haut ou éviter de se retrouver avec 50 % de la photo occupée par le sol. On gagne l’impression de monter sur un escabeau, de pouvoir cadrer tout le sujet, de garder les verticales parallèles. Le piqué est fantastique, surtout avec un diaph très fermé comme dans l’exemple ci dessous (f16). On peut voir le rendu à 100% sur le détail de la même photo. Evidemment, on obtient des déformations liées à l’angle de champ couvert, et il est à noter que les profils de correction logiciels n’existent pas pour cet objectif. mais la qualité est telle qu’il n’y a presque rien à corriger. L’absence de pare soleil contraint le photographe à éviter de se mettre dans des position de flare mais les aberrations chromatiques sont contenues même face au soleil.


L’ouverture varie de f4 à f22, le piqué étant parfait à f11, la perte restant très contenue à pleine ouverture ou en fermant à fond. Le vignettage est quasi inexistant sauf à f4 et s’estompe dès f5.6. Ces aberrations sont tout aussi discrètes en utilisant le décentrement, même à fond.


L’effet produit par le décentrement permet déjà des prises de vues impossibles autrement (pas assez de recul ou sujet à photographier trop grand) mais il est également possible de réaliser des assemblages du type panoramique d’une dimension finale bien plus grande que celle du capteur de l’appareil. En assemblant 5 à 10 clichés pris entre +12mm et -12 mm de décentrement, on obtient une image d’une taille de 5500 par 6900 pixel ou de 3600 par 9000 pixel (le capteur du 5D mkII offre de base des images de 3744 par 5616 pixel). Le module externe photomerge de photoshop CS5 permet un assemblage rapide et efficace, le résultat est bluffant.

Bien sur, ce type d’objectif présente certaines limites propres à ses qualités : mise au point manuelle, utilisation lente car nécessitant toujours une grande précision. J’ai constaté qu’avec un fort décentrement, la mesure d’exposition n’est pas très fiable (la mesure m’affiche une perte de deux diaph entre la position centrale et le décentrement maximal, pas d’inquiétude alors que l’expo de la photo obtenue ne change pas). A l’usage ces petits problèmes n’en sont pas (dès lors qu’on y est habitué), et les qualités l’emportent aisément sur les défauts. J’oublie presque de parler de l’utilisation sur des boitiers APS-C qui est évidemment possible (la focale passe à 27 mm), offrant du coup une autre focale avec le même objectif (un atout vu son prix). Pour tout vous dire, j’ai craqué et acheté ce caillou, pour un usage pro en architecture mais aussi pour un deuxième usage dont je n’ai pas encore parlé : l’effet de bascule.

Tilt Shift à volonté

Beaucoup d’usage pour les objectifs à bascule, mais le plus vu aujourd’hui est sans conteste l’effet Tilt Shift permettant de créer des zones floues et nettes sur le même plan de l’image. Envoici un rapide aperçu en attendant la suite de cet article, dès la semaine prochaine.

Alexis PAOLI

www.alexispaoli.com – la galerie Flickr de mes photos prises avec le 17 mm TS-E est ici

Tous droits réservés pour toutes les photos de ce test.

Test Sony Nex-5

Réalisé par David Lefèvre

Introduction

Best seller mondial, le Sony NEX-5 représente plus de 19% des ventes au Japon des appareils de sa catégorie sur le premier semestre 2010 sachant qu’il n’a été mis en vente que… le dernier mois… Sony à voulu frapper un grand coup en proposant un appareil photo hybride à destination du grand public. Son succès est il mérité ?

Ne faisons pas durer le suspense, oui, et dans une large mesure.

14millions de pixels sur un capteur APS-C de fabrication maison (un Cmos HD) le tout dans un boitier à peine plus grand qu’un paquet de cigarette, la prouesse est déjà intéressante. Composé d’un corps en magnésium, le Nex-5 présente une esthétique assez particulière, voir tourmentée mais finalement bien pensée. La prise en main est agréable et le boitier ne glisse pas.

On trouve les habituelles connectiques, USB, port HDMI, port de la carte SD, et surtout un écran LCD   de 7,5 cm et 921.000 points orientable 80° vers le haut et 45° vers le bas. Sa technologie Trueblack Xtrafine permet de rendre des noirs plus profond. Il n’est pas équipé de viseur, la visée se fait donc uniquement sur écran. Le système autofocus est par détection de contraste sur 25 points et la mesure de lumière sur 49 zones. Il possède aussi une fonction de rehaussement des ombres appelé D-Range Optimizer ainsi qu’une fonction HDR intégrée au boitier pour gagner en dynamique. La stabilisation est uniquement disponible sur certaines optiques mais l’anti-poussière est intégré au boitier. Une des particularité de cet appareil, d’où son hybridation,  est qu’il est capable de filmer en Full HD 1080i 25im/s en entrelacé ou en Mpeg4 1440x1080i. L’autofocus est continu et la captation du son se fait en stéréo via un micro stéréo intégré sur le dessus de l’appareil.

Quel usage ?

Il est à mon avis important de souligner deux points majeurs concernant ce boitier.

Sony propose un boitier à destination du grand public. Si vous êtes à la recherche de la meilleure qualité d’image possible tout en laissant le boitier gérer tout les paramètres de prise de vue pour vous, alors le Nex-5 est non seulement fait pour vous mais en plus représente certainement ce qui se fait de mieux sur le marché dans ces conditions. Le boitier est très simple d’utilisation, épuré, il n’a pas de poussée d’acné susceptible d’effrayer le néophyte ou l’amateur venant du monde des compacts. Une aide contextuelle est également disponible afin de conseiller à la prise de vue.
A l’inverse, si vous souhaitez un boitier bloc-note, personnalisable et facilement manipulable, vous ressentirez rapidement de nombreuses frustrations: la molette de sélection des modes à disparue, ainsi que celle de mémorisation de l’exposition, la sélection des Isos n’a pas de touche de raccourcit et il faut passer par des menus sans rappel du dernier paramètre changé. Idem pour la mesure de lumière, l’AF etc…En fait tout les paramètres personnalisables doivent être actionnés via une navigation dans les menus. Pour l’amateur avancé ou celui qui souhaite progresser dans l’univers de la photo, le Nex-5 présente une ergonomie peu adapté à une utilisation plus “poussée”.

En revanche, et quelque soit l’utilisation Sony peut se targuer d’avoir réussi à concocté un boitier capable de fournir des images très flatteuses. L’optique du kit 18-55 est dans la bonne moyenne et le 16mm pancake f2,8 sied encore mieux au boitier. Le piqué est trés bon au centre mais va en se dégradant en remontant sur les bords, il en est de même pour le contraste. Ces optiques, sans être exceptionnelles, peuvent convenir pour un usage amateur. De plus et c’est aussi un des grands points fort de ce boitier c’est sa très bonne tenue dans les hautes sensibilités. Capable de plafonner à 12800iso, les images sont encore TRES bonnes, voir étonnantes à 1600iso.  A partir de cette valeur, l’apparition du bruit de luminance et de chrominance devient de plus en plus marqué mais de façon graduelle et pas trop désordonnée. On notera une désaturation plus importante à 12800, valeur à ne réservé qu’au secours.

Enfin, en ce qui concerne le mode video. Si celui ci propose une qualité d’image remarquable au premier abord, on peut s’interroger sur certains choix: pourquoi ne pas avoir proposé du 720p au lieu d’un mode un peu bâtard comme le 1440 ? De la même façon, pourquoi se cantonner à de l’entrelacé alors que la plus part des téléviseurs HDTV lisent le progressif (les images présente donc un effet peigne qu’il faut convertir). L’Af quant à lui est rapide, doux et rentre en concurrence avec les Lumix G . En revanche, encore une fois, peu ou prou de paramètres sont modifiables, nottament la profondeur de champs, la vitesse ou les isos, seule l’exposition est décalable de -2 à +2 ev.

Conclusion:
Pour conclure Sony propose un appareil photo à objectif interchangeable doté d’un capteur de 14,2  Millions de pixel et dont la qualité d’image est d’un excellent niveau. Avec le 16mm il devient même une redoutable machine à photographier, et au vu de sa compacité permet d’être emmené partout. En revanche, son orientation grand public pénalise l’amateur avancé désireux de personnaliser son appareil photo. Il n’y a que très peu de raccourcis et il faut passer par les menus quasiment systématiquement pour changer certains paramètres comme les Isos. Le mode video permettra de rapporter des rushs de bonnes qualité à condition ici aussi de faire l’impasse sur les réglages personnalisés. Malgré cela, le succès du Nex-5 est justifié au vu de son utilisation grand public et l’amateur exigeant trouvera son compte dans une qualité d’image d’un excellent niveau.

A bientôt chez Geek Trend pour un nouvel essai.

Photos brutes de capteur.